Vielle à roue

 

Photo accordéon chromatiqueby OB OA on Unsplash

La vielle aux Ateliers Musicaux

Les cours s’adressent aux grands débutants comme aux avancés. C’est plutôt la technique qui sera au centre de l’apprentissage, à travers des morceaux traditionnels. Toutefois, en fonction des envies de l’élève, on pourra adapter le répertoire et les applications. Quoique fortement liée à la musique régionale, la vielle à roue est aujourd’hui utilisable dans une large frange de styles. Il existe même des instruments entièrement électriques ! Cependant nous n’aborderons pas (ou peu) le sujet des micros et des pédales, préférant nous concentrer sur l’aspect acoustique.

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Ne soyez pas timides !

Infos pratiques

Âge requis : à partir de 10 ans
Intervenante : Coraline Loiseau

Jour de présence : mardi
Difficulté
 : La technique à acquérir permet des premiers résultats rapides. Les violonistes et guitaristes pourront profiter de leur expérience sur la répartition du rôle des mains (mélodie main gauche, rythmique main droite). Les pianistes reconnaîtront l’organisation du clavier. 

Une partie importante de la qualité du son repose sr les réglages et l’entretien de l’instrument. Un attrait pour l’aspect mécanique et le bidouillage est un plus.

L’instrument ne court pas les rues. En dégoter un d’assez bonne qualité demande un peu d’efforts, de temps et de chance.

 

La vielle à roue en quelques mots

Contrairement au violoniste, le vielliste a inventé la roue. Tandis que son confrère sue sang et eau à faire des aller-retour d’archet, le vielliste tourne nonchalamment sa manivelle, qui fait tourner la roue, qui elle-même frotte les cordes et les fait vibrer.

La main gauche, par un clavier tempéré qui permet de raccourcir la longueur vibrante de certaines cordes, joue la mélodie. La main droite fait tourner la roue par l’intermédiaire de la manivelle, et de petites impulsions appliquées durant ce tour de roue peuvent créer une ligne rythmique. Enfin, de grosses cordes appelées bourdons fonctionnent en autonomie : activées par la roue, elles produisent une note grave et continue qui confère à la vielle son esthétique modale. C’est donc un « instrument-orchestre » avec un jeu assez complet.

Il est rempli de petites mécaniques astucieuses… et souvent capricieuses. Chaque vielle a son petit caractère, ses singularités, bref elle est – réellement – unique. Jouer de la vielle, c’est développer une vraie complicité avec son instrument à soi.

La vielle à roue a une histoire millénaire et remplie de rebondissements. Au fil des siècles, les innovations techniques s’accumulent pour donner la version moderne de l’instrument qu’on connaît aujourd’hui. Elle est d’abord l’attribut des religieux sous la forme ancienne de l’organistrum. Puis, elle évolue vers la chifonie et passe aux mains des mendiants et des troubadours. On raconte que deux de ces derniers présentent l’instrument à la Cour du roi au XVIIIeme siècle, et qu’on charge alors un luthier d’en fabriquer une version plus « noble ».

Montée sur des corps de luth ou de guitare, ornementée de nacre ou de marqueterie, la vielle devient très à la mode chez les aristocrates : elle est particulièrement jouée par les jeunes filles de bonne famille (la légende raconte que c’est parce qu’on ne s’abîme pas les doigts en en jouant… contrairement aux instrument où les doigts agissent directement sur les cordes, ce qui crée de la corne). Après la Révolution, la vielle à roue redevient un instrument du peuple, qu’on utilise dans la musique régionale pour faire danser ou animer les fêtes.